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Royaume du Maroc
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Projet de dessalement de l'eau de mer

PPP irrigation par dessalement de l’eau de mer dans la plaine de Chtouka Aït Baha

1-      Importance et objectifs du projet :

Projet de sauvegarde suite à un déficit hydrique des eaux souterraines actuel de 58 Mm3/an dans une région exportatrice de 90% de tomates au Maroc depuis plusieurs années. Le risque majeur, en cas de non réalisation du projet, réside dans la disparition de la nappe et une perte de près de 9 Milliards de DH en valeur ajoutée, 3 Milliards DH en capital et plus de un million de journées de travail permanents. Les objectifs du projet sont donc de :

  • Sécuriser l’alimentation en eau d’irrigation de la zone de Chtouka par l’apport de l’eau dessalée en substitution aux prélèvements sur la nappe.
  • Maintenir l’activité agricole dans la zone notamment les cultures d’exportation à haute valeur ajoutée (serres, irrigation localisée, stations de conditionnement,..).
  • Sauvegarder l’aquifère et éviter les risques environnementaux majeurs sur toute la zone.
  • Maintenir la place du Maroc dans les marchés étrangers.

      2-      Superficie et bénéficiaires :

Superficie nette9.000 ha (au démarrage), 13.600 ha (à terme).

Bénéficiaires : 2500 agriculteurs.

      3-      Composantes techniques du projet :

Station de dessalement et prise d’eau en mer :

  •        Emplacement: site côtier dans les limites terrestres et maritimes du Parc Naturel du Souss-Massa (entre Tifnit et Douira)
  •        Capacité: 111 000 m3/j à la mise en service (6 lignes) et 166500 m3/j à l’horizon 2035 (9 lignes)
  •        Technique : Osmose inverse.
  •        Puissance installée : 25 MW (à la mise en service) - 34 MW (à l’horizon 2040).

       Infrastructures d’adduction et de distribution de l’eau dessalée pour l’irrigation 

  • Mise en place d’un système de desserte en eau dessalée composé d’un adducteur alimentant un réseau de distribution comprenant:
  •        Réservoir de l’eau dessalée : 25 000 m3.
  •        Station de pompage pour le refoulement de l’eau dessalée vers le périmètre : 1,75 à 2,14 m3/s – 94 à 120 m de HMT.
  •        Adducteur principal: 18 km².
  •        Réservoir de reprise : 10 000 m3.
  •         Station de reprise : 0,61 à 1,017 m3/s – 82 à 112 m de HMT.
  •        Longueur totale du réseau des conduites de desserte: 287 Km.
  •        1 362 bornes.

      4-      Coût estimé du projet :

Le coût des investissements initiaux (CAPEX) est estimé à 2,74 Milliards de DH.L’amortissement des investissements est évalué à 7,52 DH/m3 et les Charges moyennes d’exploitation (OPEX moyen hors amortissement du capital) sont de l’ordre de5,48Dh/m3.

Comme le prix de revient du service de l’eau à la borne est de 13 DH/m3, une subvention importante de l’Etat à l’investissement s’avère plus que nécessaire pour appliquer un tarif qui tient compte de la capacité à payer des agriculteurs.

      5-    Montage institutionnel du projet :

Le projet sera réalisé dans le cadre d’une délégation de service public (partenariat public-privé) à un opérateur privé qui sera désigné par voie de concurrence,  et qui aura la charge de cofinancer, concevoir, construire et gérer les infrastructures de dessalement et d’irrigation du projet durant une période de 30 ans.

6-    Montage financier du projet :

Compte tenu du coût de revient élevé de l’eau dessalée à la borne de l’agriculteur de
13 DH/m3, l’Etat supportera la plus grande partie du coût des infrastructures de dessalement et d’irrigation pour appliquer un tarif de 6 DH/m3 couvrant les charges d’exploitation du projet.

       7-     Etat d’avancement actuel : 

  •         Etude de structuration: réalisée en 2010, en cours d’actualisation. 
  •     Etude d’impact sur l’environnement du projet présentée au Comité National des Etudes d’Impact sur l’Environnement : Acceptabilité obtenu en juin 2014.
  •       Un accord de prêt pour le financement public du projet a été signé enjuin 2014 entre l’Etat marocain et le Fond Arabe pour le Développement Economique et Social.

        8-      Etapes futures :

  •        La réalisation de l’étude « d’élaboration du projet de partenariat public privé pour la sauvegarde de l’irrigation dans la zone de Chtouka Ait Baha » pour l’actualisation des résultats de l’étude de faisabilité menée en 2010 et pour l’exécution de l’Appel d’Offres international pour le choix du délégataire ;
  •        Campagne d’information et de sensibilisation pour présenter le projet aux différents acteurs de la région, les conditions de sa réalisation, le tarif projeté et susciter leur intérêt. 
  •        L’ONEE est appelé à assurer la puissance électrique nécessaire au projet (25 MW au démarrage et 34 MW à terme) ; 
  •         Mise en place d’un contrat de nappe dans la zone du projet et déclaration de la zone de Chtouka comme zone de sauvegarde et d’interdiction.